Biodien

Recherche de perturbateurs endocriniens dans les eaux (BIODIEN)

Durée : 2 ans
Date de début : 01/03/2014
Budget : 400.000€

Un perturbateur endocrinien est défini comme « une substance ou un mélange exogène, possédant des propriétés susceptibles d’induire une perturbation endocrinienne dans un organisme intact, chez ses descendants ou au sein de (sous)- populations » (OMS, 2002). Ces molécules agissent sur l’équilibre hormonal de nombreuses espèces vivantes et constituent, par leurs effets, une menace pour les populations d’organismes aquatiques et donc pour les écosystèmes.

Le Gouvernement wallon a récemment alloué une subvention à la SWDE pour la recherche des substances émergentes dans les eaux et intéressant la santé publique et l’environnement (programme IMHOTEP). Le programme IMHOTEP s’intéresse principalement aux hormones et aux résidus de médicaments, sans particulièrement viser les substances réputées perturbateurs endocriniens.

Le projet BIODIEN complète le programme d’analyse du projet IMHOTEP en s’intéressant spécifiquement aux perturbateurs endocriniens. Environ 250 échantillons seront analysés pour la recherche des composés les plus couramment retrouvés dans l’environnement, tels que les nonylphénols, le PBDE, le bisphénol A, les phtalates, certains pesticides, … En parallèle, des outils de screening écotoxicologique et microbiologique sont évalués en vue d’orienter les analyses chimiques à réaliser sur les échantillons. En particulier, le screening écotoxicologique met en œuvre des tests d’œstrogénicité et d’androgénicité sur levures génétiquement modifiées (YES/YAS tests).

Les principaux objectifs du projet peuvent être résumés en quatre points :

  • compléter l’inventaire de la qualité des eaux wallonnes initié dans le projet IMHOTEP par la recherche de substances réputées perturbateurs endocriniens sur environ 250 échantillons jugés représentatifs ;
  • évaluer le niveau d’activité (anti-)oestrogénique et (anti-)androgénique d’une centaine d’échantillons ;
  • évaluer le potentiel des bioessais sur levure (YES/YAS tests) comme outils de screening ;
  • comparer les performances des YES/YAS tests avec d’autres méthodes de screening (kits ELISA).