L’ISSeP exécute le premier Biomonitoring pesticides en Wallonie : 1000 Wallons bientôt sous la loupe

L’ISSeP obtient une subvention pour le premier biomonitoring de Wallonie! Cela signifie que nous allons étudier la présence de pesticides dans le sang ou l’urine de 1.000 wallons. Un pas de plus vers une meilleure connaissance dans le domaine.

Le Gouvernement wallon a adopté l’arrêté du Ministre wallon de l’Environnement Carlo DI ANTONIO allouant une subvention d’1 million d’Euros à l’Institut Scientifique de Service Public (ISSeP) afin de réaliser, dès 2019, un biomonitoring (étude des métabolites contenus dans le sang ou l’urine) en Wallonie.

L’objectif de cette étude sera de déterminer les niveaux d’imprégnation de la population wallonne aux substances chimiques présentes dans l’environnement.

« L’objectif du programme est l’obtention de données de référence sur l’exposition des Wallons à une série de substances et/ou polluants fréquemment rencontrés, précise Carlo DI ANTONIO. L’enquête permettra d’obtenir un état des lieux et d’éclairer les actions à mener afin de réduire l’exposition des citoyens à différentes substances potentiellement dangereuses. »

Le biomonitoring sera réalisé en partenariat avec le CHU de Liège et les Universités wallonnes et bruxelloises.

 

1000 WALLONS SOUS LA LOUPE

200 personnes (parité homme/femme) par catégorie d’âge sont nécessaires pour conférer suffisamment de puissance statistique aux résultats du biomonitoring. 5 catégories d’âge ont été définies. Le sang ou les urines de 1000 Wallons seront ainsi analysés. 

Le tableau suivant fourni une proposition de base d’échantillonnage (à valider lors du premier comité d’accompagnement scientifique) :

Catégories d’âge Matrice biologique Nombre de participants
Nouveaux nés cordon ombilical 200
Enfants 9-12 ans urine (sang > difficile) 200
Adolescents 14-16 ans urine et sang 200
Adultes 20-40 ans urine et sang 200
Adultes 50-65 ans (ou >50 ans) urine et sang 200
TOTAL   1000

Parmi les substances ciblées par le biomonitoring figureront des substances émergentes ainsi que des substances « classiques » pour lesquelles l’exposition et les risques sanitaires pour les Wallons restent difficiles à cerner alors même que les données environnementales sont abondantes et que des législations d’interdiction ou de réduction sont en vigueur.

Exemple de substances ciblées par le biomonitoring :

  • Perturbateur endocriniens,
  • Pesticides,
  • Métaux,
  • Hydrocarbure,
  • Composé organique volatil,
  • Polychlorobiphényles,

 

La mise en place d’un programme de biomonitoring en Wallonie s’inscrit dans le cadre du plan Environnement-Santé porté par le Ministre wallon de l’Environnement Carlo DI ANTONIO. 

« Ce biomonitoring doit nous permettre d’améliorer nos connaissances des liens entre notre environnement et notre santé, souligne Carlo DI ANTONIO. Mener des actions afin de réduire notre exposition aux pesticides, aux perturbateurs endocriniens, aux pollutions intérieures,… se fera de façon d’autant plus pertinente que nous en connaîtrons les causes, les facteurs influents et la réalité de notre exposition. »

Le biomonitoring est une action-phare en matière d’environnement-santé qui permettra à la Wallonie d’avoir un suivi équivalent à celui des régions voisines.

RAPPEL : si le biomonitoring prochainement réalisé permettra d’affiner l’analyse de notre exposition à certaines substances, la Wallonie a par ailleurs d’ores et déjà pris de nombreuses mesures permettant de limiter celle-ci :

  • Interdiction de l’utilisation des pesticides contenant des néonicotinoïdes,
  • interdiction de l’usage du glyphosate par des utilisateurs non formés,
  • interdiction de pulvériser à moins de 50 mètres des bords de toute parcelle qui jouxte un site d’établissement (cours de récréation, écoles, internats, crèches et infrastructures d’accueil de l’enfance) durant les heures de fréquentation de celui-ci,

 

 CONTACT PRESSE :

Attaché de presse du Ministre DI ANTONIO – 0498/10.26.20

Responsable communication ISSeP – 04/229 83 49