BMH-Wal

Biomonitoring humain Wallon

Le Gouvernement wallon a confié en 2019, la coordination et la mise en place d’un programme de biomonitoring humain wallon à l’Institut Scientifique de Service Public (ISSeP), une première en Wallonie.

Ce projet baptisé BMH-WAL rassemble l’ISSeP, le Service de Toxicologie clinique du CHU-Liège, le Louvain Center for Toxicology and Applied Pharmacology de l’UCLouvain, les Cliniques universitaires Saint-Luc et Sciensano.

Objectifs de l’étude

L’objectif du premier programme est l’obtention de valeurs de référence sur l’exposition des Wallons à des substances polluantes et chimiques, émergentes et plus anciennes – comme les POP – rencontrées dans l’environnement : dans l’air que nous respirons, notre alimentation, les emballages, les produits de la vie courante, dans la maison et le jardin.

Les données obtenues via le biomonitoring auprès de 900 volontaires wallons permettront:

  • de déterminer les concentrations de référence spécifiques de la population wallonne ;
  • de déterminer si certaines classes d’âge sont plus exposées ;
  • de déterminer si l’imprégnation est la même pour les deux sexes ;
  • de déterminer l’influence de la typologie du lieu de résidence (urbaine/rurale/ agricole/industrielle) ;
  • de déterminer si l’exposition des Wallons aux substances est similaire ou différente de l’exposition dans les autres pays (européens) de niveau socioéconomique similaire ;
  • lorsque des valeurs limites d’exposition sont disponibles, d’évaluer si les niveaux internes atteints posent un problème pour la santé et nécessitent des mesures de prévention ou d’intervention particulières.

En fonction de la taille de l’échantillon et sur base d’une enquête complémentaire, des associations entre des sources d’exposition potentielles aux substances chimiques et le niveau d’imprégnation seront recherchées.

Substances étudiées

Parmi des substances émergentes, on s’intéresse à certains perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A et ses alternatives présentes, notamment dans les matières plastiques des emballages. On recherche certains pesticides utilisés actuellement (comme le glyphosate) ou qui ont été utilisés il y a plusieurs années (comme le DDT). D’autres substances comme les métaux, les POP (Polluants Persistants Organiques),… sont également étudiées.

Ces substances sont présentes dans de nombreux produits de la vie quotidienne (produits de nettoyage, jouets, cosmétiques, matériaux de construction, aérosols, etc.), dans l’alimentation. On les retrouve largement dans l’environnement comme l’eau, l’air et les sols. Nous y sommes exposés par inhalation, par voie cutanée ou par ingestion.

BMH-WAL 1 (2019-2020) – nouveau-nés, adolescents de 12 à 19 ans et jeunes adultes de 20 à 39 ans

Le comité d’accompagnement du 24 avril 2019 a décidé de travailler sur base des catégories d’âge et des effectifs préconisés par HBM4EU. Dans un premier temps, il a été convenu de limiter les recherches à 3 catégories d’âge : les nouveau-nés, les adolescents de 12 à 19 ans et les jeunes adultes de 20 à 39 ans.

Dans chaque province wallonne, des participants ont été recrutés durant l’automne 2019 et l’hiver 2020. Ce timing ne tient compte que très partiellement des variations saisonnières. C’est pourquoi, un recrutement de participants au printemps et en été devra être envisagé dans une deuxième phase.

Où en est-on aujourd’hui ? En mars 2020, la crise sanitaire a imposé une mise à l’arrêt des prélèvements d’échantillons biologiques chez les participants. Fin mai 2020, les séances ont pu reprendre avec des règles strictes de sécurité sanitaire. Le recrutement en Wallonie s’est terminé fin juillet 2020. Nous comptons 283 ados âgés entre 12 et 19 ans, 261 adultes âgés entre 20 et 39 ans et 284 nouveau-nés. Les analyses de ces nombreux échantillons ont effectué par les laboratoires du Consortium BMH-Wal. Fin septembre 2021, les participants ont reçu leurs résultats personnels. Les résultats finaux collectifs de l’étude ont été présentés à la presse et à la population wallonne le 4 octobre 2021.

Documents

Résultats et rapports d’étude

BMH-WAL 2 (2020-2021) – enfants de 3 à 5 ans et de 6 à 11 ans

Comme pour le projet BMH-Wal 1, trois catégories d’âge étaient initialement visées : Enfants 3-5 ans et 6-11 ans & Adultes 40-59 ans. Cependant, en raison de la crise sanitaire et du télétravail obligatoire dans les entreprises, le recrutement des adultes n’a pas été possible. Le recrutement des enfants s’est déroulé de mi-décembre 2020 à début juin 2021. 301 enfants de 3-5 ans et 304 enfants de 6-11 ans, issus des 5 provinces wallonnes, ont participé au projet en fournissant un échantillon d’urine. Chaque parent a aussi répondu à un questionnaire sur l’alimentation, l’environnement domestique, les loisirs, etc. Les analyses de ces nombreux échantillons sont en cours.

Documents

SUBSTANCES

Les substances recherchés sont les pesticides utilisés actuellement (des insecticides et l’herbicide glyphosate), ou qui ont été utilisés il y a plusieurs années (comme le DDT), les métaux (comme le plomb, le chrome, le cadmium, l’arsenic, etc.) et des substances appelées « perturbateurs endocriniens » comme le bisphénol A et ses alternatives présents dans les matières plastiques des emballages ou d’autres substances présentes dans les produits cosmétiques ou d’entretien, les appareils électroniques, etc.

Ces substances ou leurs résidus (leurs métabolites) se retrouvent dans les fluides ou les tissus humains (sang, urine, cordon ombilical, cheveux, …). En analysant ces échantillons, il est possible d’obtenir une estimation réelle et globale de l’exposition des personnes à ces substances chimiques. C’est pourquoi, le biomonitoring est particulièrement utile pour réaliser un suivi de ces substances

Informations générales sur les substances mesurées et conseils pour réduire l’exposition

•En savoir plus sur chaque substance :

FOIRE AUX QUESTIONS

Qui êtes-vous, qui finance cette étude et qui l’a approuvée ?

Nous sommes une équipe de scientifiques pluridisciplinaires de l’Institut Scientifique de Service Public (ISSeP), de Sciensano, du Centre Hospitalier Universitaire de Liège, de l’Université Catholique de Louvain et des Cliniques Universitaires Saint-Luc (UCL-CSL). Notre projet s’appelle BMH-Wal. Il est financé par le Service Public de Wallonie.

Quelles sont les substances analysées?

Il s’agit de pesticides utilisés actuellement (des insecticides et l’herbicide glyphosate), ou qui ont été utilisés il y a plusieurs années (comme le DDT), de métaux (comme le plomb, le cadmium, l’arsenic, etc.) et de substances appelées « perturbateurs endocriniens » comme le bisphénol A et ses alternatives présents dans les matières plastiques des emballages ou d’autres substances présentes dans les produits cosmétiques ou d’entretien, les appareils électroniques…

Comment l’étude sera-t-elle réalisée?

Dès que les candidats auront donné leur accord de participation, un rendez-vous leur sera fixé. À cette occasion, un échantillon d’urine sera récolté dans un récipient fourni au participant et une prise de sang sera réalisée par un professionnel de la santé qualifié et spécialement formé.

Nous vous demanderons aussi de remplir un questionnaire destiné à recueillir des informations sur vos habitudes de vie, votre alimentation, votre maison, votre état de santé général, etc.

Cela prendra environ 30 minutes. Lors du rendez-vous, vous aurez encore le temps de poser toutes les questions que vous souhaitez avant de vous décider !

Ensuite, les échantillons de sang et d’urine seront analysés en laboratoire. Lorsque tous les résultats d’analyses seront disponibles, leur analyse statistique et leur interprétation commenceront. Un rapport sur les résultats collectifs sera rédigé.

Tout cela prendra à peu près 2 ans. Ce n’est donc que dans deux ans que vous serez informé des résultats de l’étude.

Comment préparer la visite ?

Aucune préparation spéciale n’est nécessaire.

Est-ce que toute la population est visée par l’étude?

Oui, en fonction des phases du projet, différentes catégorie d’âge sont ciblées.

Chacune de ces catégories d’âge présente un intérêt spécifique. Les adultes de 20 à 39 ans sont les deux pieds dans la vie active, dans leur vie familiale et ils rénovent leur habitation. Les adolescents ne sont pas encore exposés professionnellement, ils vivent encore souvent chez leurs parents et passent beaucoup de temps dans des milieux scolaires, ils sont exposés depuis moins longtemps que les adultes aux substances persistantes interdites qui sont encore présentes dans l’environnement. Les enfants sont particulièrement vulnérables à l’exposition aux produits chimiques présents dans l’environnement, dans l’alimentation, dans les produits de consommation. Quant aux nouveau-nés, nous aimerions savoir à quelles substances ils ont été exposés pendant le début de leur vie.

Autres FAQ en lien avec les études de biomonitoring ?


CONTACTS

Pour de plus amples informations avant, pendant ou après l’étude, vous pouvez nous contacter :

Ingrid Ruthy, Aline Jacques et Suzanne Remy
ISSeP – Cellule Environnement-Santé, 200 Rue du Chéra – 4000 Liège
Tél. 04 229 83 11
GSM : 0479 866 144 – 0479 866 167
Email : biomonitoring@issep.be