Biomonitoring

Projets en cours:
BMH-PFASBMH-AgriAGRITORINGBMH-WAL BMH-PARC
Projets clôturés
Le biomonitoring, c’est quoi?
Le biomonitoring humain consiste en la mesure de substances (ou de leurs métabolites) dans des fluides ou tissus humains (sang, urine, cordon ombilical, cheveux,…). Il permet d’obtenir une estimation réelle et globale de l’exposition des personnes aux substances chimiques, toutes sources et voies d’exposition confondues. À ce titre, le biomonitoring est particulièrement utile pour le suivi des substances largement distribuées dans l’environnement intérieur et extérieur (eau, air, sol) mais également dans l’alimentation et les produits de la vie quotidienne (matériaux, produits de nettoyage, jouets, etc).
Les données de biomonitoring permettent:
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- de suivre l’évolution au fil du tempsde l’exposition de la population aux substances,
- d’identifier les « points chauds » (hotspot)d’exposition liée à la mauvaise qualité de l’environnement,
- de surveiller l’exposition des populations vulnérablesdu fait de leur âge, de leur santé, de leur profession ou de schémas comportementaux.
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L’ensemble des projets de biomonitoring mené à l’ISSeP depuis 2016 est illustrée à la figure suivante :

Consulter la liste des substances étudiées
Dans la Déclaration de Parme en Environnement-Santé de 2010, les États membres de la région de l’OMS-Europe se sont engagés à développer des programmes de biosurveillance humaine comme outils complémentaires aux mesures environnementales pour mieux comprendre et prévenir les effets de la dégradation de l’environnement sur la santé. Le plan d’action européen en environnement-santé 2004-2010 reconnaissait déjà la biomonitoring comme outil de surveillance et appelait au développement d’une méthodologie cohérente en Europe pour garantir la comparabilité des données. Depuis, de nombreux pays européens ont développés des programmes nationaux ou régionaux de biomonitoring.
Dans le cadre de la Stratégie Européenne pour un environnement non-toxique du 7e Programme d’Action Environnemental, le programme HBM4EU (2017-2021) a pour objectif d’harmoniser et d’augmenter la qualité des études de biomonitoring humain menées en Europe de manière à ce que leurs résultats puissent supporter les décisions politiques en matière de réduction de l’exposition des citoyens aux substances chimiques et des effets sur la santé.
Dans la suite de HBM4EU, le projet européen PARC (2022-2029) a permis la mise en place d’un biomonitoring humain afin d’obtenir des données harmonisées à l’échelle de l’Europe, pour les enfants, adolescents et adultes
Et chez nous ?
En Wallonie, plusieurs études de biomonitoring ont été menées depuis 2005. Jusqu’en 2019, ces études ont concerné des situations locales fournissant des données ne concernant qu’une partie de la population wallonne. L’élaboration de valeurs de référence pour l’ensemble de la population wallonne était donc nécessaire et a démarré en 2019 grâce à la mise en place d’un consortium scientifique et du lancement de la première phase du programme de biomonitoring wallon. Ce projet baptisé BMH-WAL rassemble l’ISSeP, le Service de Toxicologie clinique du CHU-Liège et le Louvain Center for Toxicology and Applied Pharmacology de l’UCLouvain, les Cliniques Universitaires Saint-Luc et Sciensano. L’objectif de cette étude est de déterminer les niveaux d’imprégnation de la population wallonne aux diverses substances chimiques présentes dans l’environnement.
Pour garantir la confidentialité des données dans le cadre des études de biomonitoring, l’ISSeP s’engage à pseudonymiser toutes les données collectées, tant celles liées aux résultats des biomarqueurs que celles issues du questionnaire. Pour ce faire, un code unique et aléatoire constitué de chiffres et de lettres sera attribué à chaque volontaire.
Seuls les responsables du projet ont connaissance et accès aux informations d’identification, indispensables pour assurer la restitution des résultats (si les participants en font la demande). Ces informations confidentielles et sensibles sont enregistrées dans un fichier spécifique, accessible via une clé de protection (le code permettant de déverrouiller la clé sera entreposé à un endroit différent du fichier sensible), et sauvegardée dans un dossier sécurisé du réseau de l’ISSeP.
Le DPO (Data Protection Officer), la personne responsable du RGPD à l’ISSeP, a également accès à la localisation du fichier et de la clé de protection pour éviter d’éventuelles pertes de données en cas de départ du ou des responsables de l’étude à l’ISSeP.
La coordination des biomonitorings est réalisée par l’équipe biomonitoring de la cellule Environnement-Santé de l’ISSeP.
Ces projets sont néanmoins possibles grâce à de multiples collaborations avec des laboratoires universitaires, des membres académiques d’universités, des instituts de recherches…. et également avec l’Administration publique. Pour chaque projet, un comité scientifique et un comité d’accompagnement sont également mis en place pour fournir un appui scientifique et administratif à l’ISSeP.
Consortium BMH-WAL
Le programme BMH-WAL se voulant être un programme récurrent, un consortium a été mis en place. Les équipes composant ce consortium sont :
- Cellule Environnement-Santé, ISSeP, Liège, Coordinateur du consortium
- Service hospitalo-universitaire de Toxicologie clinique, médico-légale, de l’environnement et en entreprise, CHU-Liège, Liège
- Service d’éléments trace et nanomatériaux, Sciensano, Bruxelles
- Département des laboratoires cliniques, laboratoire de biochimie analytique, Cliniques universitaires Saint-Luc, UCLouvain, Bruxelles
- Louvain Drug Research Institute (LDRI) et Louvain Center for Toxicology and Applied Pharmacology (LTAP), UCLouvain, Bruxelles
Le biomonitoring humain est une technique qui permet de mesurer l’exposition humaine aux substances et polluants présents dans nos milieux de vie via leur dosage dans l’urine, le sang, les cheveux, la salive, etc. Les résultats du Biomonitoring Humain renseignent sur la quantité d’un polluant environnemental réellement présent dans le corps. La présence de polluants dans le corps n’entraîne pas nécessairement d’effets néfastes sur la santé. Les résultats nous permettent plutôt d’identifier comment et dans quelle mesure les populations sont exposées.
Les études sur le Biomonitoring Humain permettent également de prouver la nécessité de mesures politiques et d’évaluer l’effet de ces dernières et des mesures mises en oeuvre afin de réduire les niveaux de pollution environnementale. À titre d’exemple, on peut noter l’introduction de l’essence sans plomb après que la communauté scientifique ait pu mettre en évidence les effets néfastes du plomb sur le développement du système nerveux. Les études ultérieures ont permis de mesurer la réduction considérable de la concentration en plomb dans le sang parmi les populations suite à cette mesure.
Pourquoi mener une campagne de biomonitoring humain?
Parce que certaines substances et polluants sont connus ou suspectés pour avoir un impact sur notre santé. Le biomonitoring va nous permettre de savoir si on les retrouve dans notre corps et en quelle quantité. Ces résultats indiqueront aux gestionnaires de l’environnement et de la santé si les mesures de réduction ou d’interdiction de certaines substances sont efficaces ou s’il faut poursuivre les efforts pour améliorer la qualité de notre environnement et ainsi de notre santé.
Est-ce que je peux me porter volontaire pour participer à l’étude?
Pas directement. En fonction des projets nous avons besoin de constituer des échantillons représentatifs de la population wallonne (catégories d’âges, lieu de résidence…). L’ISSeP va contacter des personnes pour leur proposer de participer. Si vous êtes contacté, que vous répondez aux critères et que vous êtes partant, vous devrez nous faire parvenir votre accord de participation. L’ISSeP vous recontactera alors pour vous dire quand les prélèvements seront programmés et vous soumettre un questionnaire. Il vous sera demandé de confirmer votre volonté de participer et de nous fournir votre consentement à ce moment-là en double exemplaire (un pour vous et un pour nous).
Qu’adviendra-t-il de mes échantillons, données et résultats ?
Vos échantillons et vos données ne seront utilisées que d’après votre consentement éclairé et d’une manière qui protège votre vie privée selon la réglementation européenne RGPD et les exigences nationales. Les résultats publiés de l’étude ne vous identifieront d’aucune manière.
Un code unique et aléatoire (impossible à décoder) constitué de chiffres et de lettres sera attribué à chaque volontaire. Ce code supprimera alors toutes les informations personnelles identifiables afin de protéger votre vie privée et empêchera le suivi de vos données. Seuls les responsables du projet auront connaissance et accès aux informations d’identification, indispensables pour assurer la restitution vos résultats (si vous en avez marqué le souhait).
Vos échantillons codés de sang et d’urine seront transférés vers des laboratoires spécialisés pour être analysés. Ils y seront examinés pour mesurer votre exposition aux substances chimiques. Vos échantillons seront ensuite stockés par l’ISSeP et les laboratoires dans une biobanque pour une durée de 20 ans pour une utilisation éventuelle dans des futures études éthiquement approuvées d’exposition aux produits chimiques. Des données codées recueillies auprès de vous et des autres participants seront stockés et utilisés à des fins de recherche et seront peut-être combinées avec d’autres données provenant de différentes sources. Le partage des données sera facilité par le biais d’infrastructures de données et/ou des systèmes d’information dédiés.
Les résultats globaux de l’étude seront communiqués aux autorités régionales, nationales et européennes afin de soutenir les actions politiques liées à la gestion des produits chimiques pour la protection de la santé publique. Ils seront également diffusés auprès d’autres intervenants, y compris le grand public, les scientifiques et d’autres parties intéressées.
Comment le respect de ma vie privée est-il garanti ?
Votre vie privée est protégée en respectant les exigences du règlement européen général sur la protection des données et la législation en vigueur en Belgique. Les responsables du projet sont garants de la protection de vos données contre une perte, un accès/une utilisation non autorisé, un modification/divulgation ou contre toute autre utilisation abusive. Le contrôleur des données est l’équipe du projet.
Tous les traitements de données seront effectués de manière ce qu’il ne soit plus possible de vous attribuer vos données sans utiliser d’informations complémentaires. Votre nom sera remplacé par un code. L’ISSeP s’engage à pseudonymiser les données collectées. Les informations qui vous identifient (nom, coordonnées) seront conservées séparément et sous mesures de protection. Tous les enregistrements électroniques et papier seront protégés contre tout accès non autorisé à vos informations privées. Les rapports publiés de l’étude ne contiendront aucune information pouvant vous identifier. Les tiers n’auront pas accès à vos résultats personnels, à moins que vous n’y consentiez.
Pourquoi avez-vous besoin de mon consentement écrit ?
Votre consentement écrit confirme que vous vous portez volontaire pour participer à l’étude après avoir compris ce qui vous est demandé et quels sont vos droits. Vous avez le droit de retirer votre participation à tout moment sans aucune conséquence (y compris les données ou échantillons déjà fournis, s’ils n’ont pas été complètement anonymisés et donc impossible à retrouver), et le droit de choisir si vous souhaitez recevoir vos résultats individuels ou pas. Vous confirmerez également que nous pourrons vous contacter ultérieurement pour vous informer de vos résultats personnels ou à des fins historiques, statistiques ou scientifiques.
Y a-t-il des risques si je participe à l’étude ?
Certains participants peuvent ressentir une gêne mineure lors de la collecte d’échantillon de sang. Tous les prélèvements seront effectués par des professionnels de la santé qualifiés et spécialement formés. Les participants de l’étude seront couverts par une assurance pour tout évènement indésirable relatif à leur participation, sans frais à leur charge.
Le risque résultant de cette expérimentation est couvert conformément à l’article 29 de la loi belge du 7 mai 2004 relative aux expérimentations sur la personne humaine qui impose au promoteur d’assumer, même sans faute, la responsabilité du dommage causé au participant ou à ses ayants droit, dommage lié de manière directe ou indirecte à l’expérimentation. Le promoteur a contracté une assurance couvrant cette responsabilité.
Y a-t-il des coûts pour moi ?
Cela ne vous coûte rien ! Nous n’avons besoin que de votre temps et de votre volonté à participer à cette étude scientifique, à consentir aux prélèvements et à répondre à un questionnaire.
Que se passe-t-il si j’ai des préoccupations ou des plaintes pendant que je participe à l’étude ?
Votre bien-être est notre priorité absolue et nous prendrons toutes les précautions nécessaires pour assurer votre confort et votre sécurité. Si vous avez des inquiétudes lors de votre rendez-vous, veuillez en discuter avec notre équipe de recherche ou à tout moment en contactant l’un des responsables, par mail, par téléphone. Vous avez le droit de vous désinscrire de l’étude à tout moment et quel que soit le motif (sans qu’il soit nécessaire de le divulguer).
Dans le cas peu probable où vous voudriez porter plainte au sujet de l’étude, vous pouvez le faire en contactant le DPO (Data Protection Officer, responsable du RGPD à l’ISSeP), Michel Jacobs, dpo@issep.be , qui n’a pas de lien formel avec l’étude et qui agit en tant que surveillant indépendant de cette étude.
Comment puis-je quitter l’étude ?
Vous êtes libre de vous retirer de l’étude à tout moment, sans aucune conséquence en envoyant un courrier électronique à biomonitoring@issep.be ou en téléphonant aux responsables de l’étude. Nous vous demanderons de confirmer vos souhaits en signant le formulaire de rétractation. Sur ce formulaire, vous pouvez indiquer l’une des options suivantes :
- « Aucun autre contact mais mes échantillons et données peuvent être utilisés ».
Nous ne vous contacterons plus mais vous nous donnez la permission de conserver et d’utiliser les informations et les échantillons déjà fournis.
- « Aucun autre contact et mes échantillons et données ne peuvent pas être utilisés ».
Nous ne vous recontacterons plus et nous détruirons vos échantillons et vos données, à moins qu’ils ne soient complètement anonymisés et que nous ne puissions pas les retrouver. Pour l’intégrité de l’étude et dans l’intérêt de la santé publique, nous conserverons vos données codées dans les analyses déjà effectuées. Nous conserverons vos formulaires de consentement et de rétractation signés afin d’enregistrer vos souhaits et à des fins d’audit. Vous pouvez nous demander une copie de ces formulaires en utilisant les coordonnées fournies ci-dessous.
Qui dois-je contacter si je ne suis pas sûr de quelque chose ou si je souhaite davantage d’informations ?
Pour de plus amples informations avant, pendant ou après l’étude, vous pouvez nous contacter ISSeP, Cellule Environnement-Santé, 200 Rue du Chéra, 4000 Liège – 04 229 83 83
Email: biomonitoring@issep.be – Web: www.issep.be/biomonitoring
Quelques articles de presse sur les études de biomonitoring à l’ISSeP
- 6 novembre 2025, Le Soir, PFAS : surexposition avérée de la population dans la zone du « feeder du Hainaut »
- 4 juin 2025, RTBF Pollution aux PFAS : un nouveau biomonitoring est en cours dans plusieurs communes wallonnes
- 25 mars 2025, L’Avenir, 2 700 volontaires recherchés, en Brabant wallon et dans le Hainaut, pour participer à un biomonitoring sur les PFAS
- 19 février 2025, Moustique, Les Wallons sont contaminés par ces 52 polluants, et pas seulement les PFAS
- 19 février 2025, RTBF, A quel point les corps des Wallons contiennent-ils des polluants chimiques ? Voici les résultats pour les 40 à 59 ans
- 22 avril 2024, RTBF, Broyeurs à métaux wallons : les résultats de l’étude sur l’exposition des riverains aux polluants sont connus
- 11 janvier 2023, SudInfo, Biosol : appel à candidats résidants en Lorraine belge et évaluation de l’exposition des enfants aux métaux lourds des sols
- 9 janvier 2023, L’Avenir, Étude sur la présence des métaux lourds dans l’urine des enfants: l’ISSeP cherche des volontaires
- 29 mars 2022, SudInfo, Broyeur à métaux: les habitants de Beez invités à participer à un biomonitoring
- 4 octobre 2021, SudInfo, Des polluants interdits détectés dans le sang des Wallons
- 4 octobre 2021, l’Echo, Du plomb dans le sang de tous les Wallons
- 17 janvier 2020, Le Soir, La santé des Wallons sous étroite surveillance
- 17 janvier 2020, RTBF, Lancement de la première campagne de bio-surveillance humaine avec 900 volontaires
- 17 janvier 2020, RTBF, Quelles sont les substances dangereuses que les Wallons absorbent ?
Pour de plus amples informations avant, pendant ou après l’étude, vous pouvez nous contacter :
ISSeP – 200, Rue du Chéra – 4000 Liège
Équipe Projet
Ingrid Ruthy, Aline Jacques, Eric Gismondi, Dima Lejeune, Alexandra Leclercq
Tél : 04 229 83 83
Email : biomonitoring@issep.be
Web : www.issep.be/biomonitoring